Prisonniers du FLN, Raphaëlle Branche
Frère
Luc,
du
monastère
de
Tibhérine,
dont
on
sait
l’enlèvement
et
la
fin
tragique
en
1996,
avait
déjà
connu
la
capture.
C’était
le
1er
juillet
1959,
en
pleine
guerre
d’Algérie.
Les
hommes
en
armes
qui
l’avaient
rapté
ne
le
libérèrent
que
cinq
semaines
plus
tard.
En
Algérie,
contre
toute
attente,
le
FLN
fit
des
prisonniers
–
militaires
mais
aussi
civils,
des
hommes
mais
aussi
des
femmes
–
pour
internationaliser
le
conflit
grâce
à
l’action
de
la
Croix-Rouge
internationale.
Beaucoup
moururent.
Leur
histoire,
qui
est
aussi
celle
de
la
première
tentative
d’appliquer
les
conventions
de
Genève
lors
d’un
conflit,
n’avait
encore
jamais
été
faite.
Ce
livre
entend
leur
redonner
vie,
les
réinscrire
dans
notre
mémoire,
et
dire
au
plus
près
l’expérience
de
ces
prisonniers
de
la
guérilla,
témoins
étranges
d’une
guerre dont on a largement perdu le sens.
Les
Disparus
de
la
guerre
d'Algérie
(1954/1963)
n'ont
pas
eu
l'honneur
d'être
commémorés
par
la
Journée
Mondiale
des
Personnes
Enlevées
établie
en
2010...
Trop
de
vérités
pas
bonnes
à
entendre
par
les
gaullistes...Depuis
2013,
nous
réparons
cette
injustice...
Herve Cuesta